Justice: magistrats et OPJ outillés sur la traite des êtres humains

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AD – Libreville (Gabon) – L’École nationale de la magistrature (ENM), en partenariat avec la Scuola superiore Sant’Anna de Pise a lancé lundi 15 juin 2026 un atelier de formation destiné aux magistrats et aux officiers de police judiciaire (OPJ) sur le thème : « La lutte contre la traite des êtres humains », a-t-on appris mardi.

Cette formation s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan national de développement pour la période 2026-2030, notamment dans son volet consacré à la gouvernance et à la modernisation de l’État.

Prévu sur trois jours, cet atelier vise à renforcer les capacités des acteurs judiciaires face à un phénomène considéré comme l’une des formes les plus graves de criminalité organisée et de violation de la dignité humaine.

Les participants seront formés sur les multiples dimensions de la traite des êtres humains, notamment les instruments juridiques, les techniques d’enquête, la coopération internationale et la protection des victimes.

Le directeur technique de l’ENM, Sidonie Flore Ouwe, a rappelé l’importance de l’engagement des acteurs judiciaires contre ce fléau et souligné que la lutte contre la traite « n’est pas seulement appliquer la loi. C’est défendre l’idée même que nul ne peut être réduit à l’état d’objet ».

« Derrière chaque dossier de traite, il y a une vie brisée, une voix à rétablir, une dignité à reconstruire » a indiqué Armand Yebe directeur général de l’ENM

Représentant le ministre de la Justice, la secrétaire générale adjointe du ministère de la Justice, Arlette Ntsame Zeng, a insisté sur la fermeté des autorités face à ce phénomène.

« Le Gabon ne saurait devenir un espace de transit, d’exploitation ou d’impunité pour les réseaux criminels impliqués dans la traite des êtres humains », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter : « Aucun auteur, aucun complice, aucun facilitateur ne doit espérer échapper à la rigueur de la loi ».

Animé par des experts de la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise et des spécialistes nationaux, cet atelier entend renforcer les compétences des magistrats et des OPJ afin d’améliorer la réponse judiciaire et la protection des victimes de traite des êtres humains.

À l’issue des travaux, des recommandations concrètes sont attendues afin de renforcer durablement le dispositif judiciaire gabonais et d’intensifier la lutte contre la traite des êtres humains sur l’ensemble du territoire.

Ce séminaire de formation est entièrement financé par le gouvernement italien, précise t-on.
BM/PIM/ad/26


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