AD – Libreville (Gabon) – C’est reparti pour les urnes dans le monde du travail gabonais. Ce mercredi 13 mai, la Commission Nationale des Élections Professionnelles (CNEP) organise le second tour du scrutin et procède à des reprises de vote dans plusieurs structures où le premier tour n’a pas abouti.
Le 28 avril dernier, les travailleurs étaient appelés à désigner leurs représentants. Mais faute de quorum, d’absence de listes ou d’incidents de terrain, le processus a dû être relancé.
L’objectif reste inchangé : doter les entreprises et administrations de délégués légitimes, capables de porter la voix des salariés et de faire vivre un dialogue social solide.
Deux cas déclenchent un second tour
Le retour aux urnes s’impose lorsque la participation n’a pas atteint 50% des inscrits, ou quand aucune organisation syndicale n’a déposé de candidature lors de la première manche. Des situations prévues par les règles de représentativité syndicale pour éviter les scrutins vidés de sens.
Reprises ciblées là où le vote a échoué
En parallèle, la CNEP réorganise intégralement le scrutin dans les entités où le vote du 28 avril n’a pas pu se tenir. Motifs invoqués : cas de force majeure, pannes techniques, matériel électoral non acheminé, ou irrégularités relevées par la Commission. Il ne s’agit pas d’un simple report, mais d’une reprise complète pour garantir la régularité.
La CNEP insiste sur la transmission rapide des PV
À l’issue du dépouillement, les opérateurs économiques doivent transmettre sans délai les nouveaux Procès-Verbaux. Le président de la CNEP, Alain Jules Monangze, rappelle que l’envoi se fait soit auprès des Inspections du Travail compétentes, soit par voie électronique. Une exigence pour centraliser les résultats et proclamer les issues dans les délais.
Pour l’exécutif, la réussite de cette journée dépend de la mobilisation de tous. Syndicats, employeurs, agents de l’État : chacun a un rôle à jouer pour que le 13 mai tienne sa promesse démocratique.
Le pari est clair. Des représentants crédibles pour des négociations crédibles, et un climat social plus serein dans les mois à venir.
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