Le DG de SETRAG victime de kabbale

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AD- Libreville (Gabon) – Par Daris Yoba: Dans une correspondance datée du 13 août 2026, une frange du syndicat des conducteurs et agents d’accompagnement des trains (SYCAT) a accusé le Directeur général de la société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG), Christian Magni de collusion avec une autre frange du même syndicat ; la confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG) et la Direction de la Réglementation du Ministère du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle, dans le cadre des négociations sociales entre la Direction générale de l’entreprise et les partenaires sociaux.

Le président de cette frange, Galvy Nguena Doumi Lepanda estime que le DG de Setrag œuvre contre la liberté syndicale en s’arrogeant un rôle d’arbitre dans le conflit qui secoue les deux franges du Sycat.

Ces accusations qui ternissent l’image du Directeur général de la Setrag sont survenues après que Christian Magni a adressé une correspondance au Sycat pour prendre acte des conclusions de la Direction de la Réglementation du Ministère du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle et de la Confédération syndicale des Travailleurs du Gabon (CSTG) dont le Sycat est membre, concernant la situation de bicéphalisme qui persiste au sein syndicat des cheminots.

La Direction générale de Setrag qui s’est volontairement abstenue de prendre parti depuis le début de ce différend interne, pour garantir le respect du principe de la liberté syndicale et de préserver le dialogue social en assurant une stricte neutralité dans la gestion de cette situation a indiqué aux membres du Sycat qu’il considérait les décisions prises librement par la CSTG et la Direction de la Réglementation.

« A cet égard, il ressort du courrier en date du 3 aout 2026, adressé par le directeur de la Réglementation au Président de la CSTG, ainsi que de la correspondance Réf : 052/026/CSTG/VP1/JHKB du 10 aout adressé par le premier vice-président de ladite confédération au Directeur général de la Setrag, qu’à l’issue de l’examen du dossier et du rapport d’enquête, les élements suivants ont été établis : l’assemblée générale extraordinaire du 11 juin 2026 a été organisée en méconnaissance des dispositions statutaires du Sycat; les griefs formulées à l’encontre du président en exercice sont apparus dénués de fondement au regard notamment des élements produits au dossier et du compte rendu présenté par la Trésorière du syndicat et le Bureau légal du Sycat dirigé par M. Davi Ntandou Bikouta demeure à ce jour l’unique interlocuteur reconnu par la confédération pour les questions syndicales et dans le cadre du dialogue social au sein de la Setrag », a indiqué Christian Magni.

Courant juin 2026, la Direction générale a reçu plusieurs correspondances émanant de personnes se présentant comme les dirigeants du Sycat. Ces différents courriers contenaient des positions divergentes et étaient signés par des responsables distincts, chacun revendiquant la représentation légitime du syndicat.

Cette situation a naturellement créé une confusion quant à l’identification des représentants légalement habilités à engager ce syndicat dans ses relations avec l’entreprise.

Face à cette situation et afin d’éviter toute interprétation pouvant être assimilée à une ingérence dans un conflit syndical interne, la Direction générale a fait le choix de s’en remettre à l’autorité administrative compétente.

Ainsi, la Direction de la Réglementation du Ministère du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle a été officiellement saisie afin d’apporter une appréciation objective de la situation.

Dans cette perspective, une réunion a été organisée avec la participation de la Direction de la Réglementation du Ministère du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle; la Confédération Syndicale des Travailleurs du Gabon (CSTG) dont le Sycat est membre et les différentes parties concernées par le différend au sein du syndicat.

La position du directeur général de Setrag découle donc et uniquement de cette reconnaissance officielle et ne résulte d’aucune préférence ou prise de parti dans le différend qui oppose certains membres du SYCAT.

Par ailleurs, dans un récent communiqué de presse, l’entreprise a rappelé que les voies de recours prévues par la législation demeurent ouvertes à toute partie estimant ses droits lésés. Il appartient donc aux personnes concernées d’exercer, si elles le jugent nécessaire, les procédures appropriées auprès des autorités compétentes.

Par conséquent, La Direction Générale de la SETRAG réaffirme son attachement au respect de l’État de droit, à la préservation de la neutralité de l’entreprise et à la promotion d’un dialogue social serein, constructif et apaisé.

Le Directeur général de la Setrag, soucieux de préserver un climat de confiance au sein de l’entreprise, affirme qu’il continuera à travailler avec les représentants reconnus par les autorités compétentes, dans le strict respect des textes en vigueur et des principes qui encadrent les relations sociales.

Toutefois, il demeure convaincu que le dialogue, le respect des procédures légales et la recherche de solutions concertées constituent les meilleurs garants de la stabilité sociale et de la défense des intérêts de l’ensemble des travailleurs.

DY/PIM/ad/26

 


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