AD – Libreville (Gabon) – Par Mozaya Madiba : A 24h de la Journée internationale du service public, la ministre Laurence Ndong a levé le voile.
Du 23 au 25 juin, le Gabon va célébrer celles et ceux qui font tourner l’État quand personne ne regarde. Une première sous les institutions de la Ve République, placée sous le haut patronage du Président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Face à la presse nationale et internationale, la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités a planté le décor : fini l’image d’une administration poussiéreuse. Place à la performance, au numérique, et surtout à l’humain.
23 juin : on rend les honneurs
Instituée par l’ONU en 2002, la journée du 23 juin sert chaque année à rappeler un fait simple : pas d’État sans agents publics. Au Gabon, l’édition 2026 prend un relief particulier. Première du genre depuis le 30 août 2023.
« Cette célébration dépasse le simple cadre commémoratif », a martelé Laurence Ndong. « Elle est une occasion de mettre en valeur les agents publics qui garantissent chaque jour la continuité de l’État ». Des hôpitaux aux écoles, des mairies aux préfectures : des milliers d’ »artisans silencieux de l’action publique », selon ses mots.
24-25 juin : le Village du service public ouvre ses portes
Le cœur du dispositif battra sur l’esplanade du ministère. Le « Village du service public » devient la vitrine grandeur nature de l’administration gabonaise.
Au programme : ministères, établissements et entreprises publiques, mais aussi start-up gabonaises. Objectif = montrer, pas juste dire. Les visiteurs pourront tester les plateformes numériques qui simplifient les démarches, toucher du doigt les réformes lancées depuis 2023, et voir comment l’innovation nationale est mise au service de l’usager.

Le thème de l’année résume l’ambition : « Capital humain, innovation et performance : bâtir une administration publique moderne au service des citoyens ». Pour la ministre, les 4 piliers sont clairs : performance, transparence, redevabilité, digitalisation. Le 5e, c’est le capital humain. « Aucun développement durable n’est possible sans une administration forte, composée d’agents compétents, motivés et pleinement valorisés », a-t-elle insisté.
L’enjeu : changer le regard
Derrière les stands et les démos, le pari est politique. Faire de l’administration un moteur, pas un frein. Un service proche, pas distant. Un service public perçu comme un outil de cohésion nationale.
D’où l’invitation finale de Laurence Ndong : citoyens, jeunes, partenaires, opérateurs économiques, tout le monde est attendu au Village. L’idée est simple : venez voir l’administration qui se transforme, venez rencontrer ceux qui la portent.
Le message est passé. Le service public gabonais ne veut plus être un concept abstrait. Il veut un visage, un nom, et des résultats mesurables.
Rendez-vous dès demain pour la première journée officielle.
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