AD – Libreville (Gabon) – Par Mozaya Madiba : Trois ans après l’ouverture des discussions, le Collectif SOS Pétrolier sort du silence et convoque la presse vendredi 7 août 2026 à 15h00 à Libreville pour tirer la sonnette d’alarme.
Le collectif représente les travailleurs mis à disposition d’Assala, Perenco, Maurel & Prom et Total Gabon.
Leur combat : l’application pleine et entière de la loi n°20 sur le dialogue social dans le secteur des hydrocarbures.
Loi n°20 : des négociations qui piétinent
Lancées sous l’égide du président de la Commission du Dialogue Social du secteur, les négociations devaient régler une fois pour toutes le statut de ces agents.
Vendredi, le collectif entend faire le point. Où en est-on ? Quels blocages persistent ? C’est tout l’objet de ce point de presse.
Le cœur du litige : l’arriéré salarial
La revendication est claire et chiffrée : l’alignement des salaires avec effet rétroactif.
Pour SOS Pétrolier, il s’agit d’une question d’équité. Ces salariés, mis à disposition depuis des années dans les quatre majors du pétrole gabonais, réclament le même traitement que leurs collègues directement employés.
L’enjeu dépasse le cadre social. Le collectif rappelle que le secteur pétrolier représente près de 60% de l’économie nationale. Les agents mis à disposition en constituent une part significative de la main-d’œuvre.
Un ultimatum avant la reprise ?
Après trois années de pourparlers, le collectif veut désormais poser ses conditions et annoncer la suite.
Le point de presse de vendredi devrait donc préciser la position officielle du mouvement et les prochaines étapes.
En attendant, la pression monte sur la table de négociation. Les agents mis à disposition veulent tourner la page de l’attente.
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