AD – Libreville (Gabon) – Par Mozaya Madiba: La 2ᵉ édition du Salon national du bachelier (SNB), s’est achevée samedi dernier après 48 heures d’échanges, de rencontres et de choix d’avenir pour des milliers de nouveaux diplômés.
Organisé par la Conférence gabonaise des grandes écoles et universités privées, CGEUP, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur, le salon entendait aller au-delà d’une simple exposition. L’enjeu : guider les bacheliers 2026 et rapprocher l’offre de formation des besoins du pays.
Plus de 40 établissements mobilisés
Pendant deux jours, plus de 40 établissements d’enseignement supérieur privés ont occupé les stands. Écoles de commerce, instituts techniques, universités, centres de formation professionnelle : l’offre était large, avec des présentations de filières, des conseils d’orientation et des informations sur les débouchés.
Objectif affiché par les organisateurs : accompagner les jeunes dans la construction de leur projet d’études et valoriser la « souveraineté éducative » du Gabon, en encourageant les bacheliers à poursuivre leur parcours sur le territoire national.
Le diplôme doit être la conviction d’avoir construit son avenir »
Pour le président de la CGEUP, le Pr Jean-Louis Nkoulou Nkoulou, cette édition était stratégique pour les nouveaux bacheliers.
« Nous avons voulu fédérer l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur privé qui se sont retrouvés ici, dans ce magnifique espace. Après ces deux jours de salon, qu’est-ce que nous retenons ? Une chose essentielle : nous sommes dans une période particulièrement importante pour nos jeunes bacheliers », a-t-il déclaré.
Selon la CGEUP, le salon devait permettre aux jeunes de découvrir les différentes filières et surtout de faire des choix cohérents avec leur projet professionnel et les besoins du marché de l’emploi.
Les établissements membres de la CGEUP, présents durant ces deux journées, proposent des formations dans plusieurs domaines : tertiaire, comptabilité, management, industrie, santé, agriculture, transition écologique et numérique.
« Nous sommes venus présenter à nos bacheliers les possibilités et les alternatives qui existent afin qu’ils puissent faire des choix cohérents pour leur avenir », a expliqué le responsable.
La CGEUP entend ainsi positionner l’enseignement supérieur privé comme une véritable alternative et un complément au secteur public, en mettant l’accent sur des formations adaptées aux besoins économiques du Gabon.

Faire confiance à l’offre nationale
Les organisateurs ont également insisté sur la nécessité pour les parents et les jeunes de faire davantage confiance aux établissements privés nationaux.
« Il n’est plus nécessaire d’avoir un complexe à l’idée d’aller étudier à l’extérieur. Tout ce qui se fait à l’extérieur peut également se faire ici, notamment en matière de formations répondant aux réalités du marché de l’emploi gabonais », a-t-il affirmé.
La CGEUP appelle donc les nouveaux bacheliers à s’intéresser aux établissements membres de la conférence, qui étaient une trentaine à prendre part à cette deuxième édition du salon.
Autre enseignement majeur : le rapprochement entre le monde de la formation et celui de l’entreprise. La présence de plusieurs entreprises et acteurs de l’entrepreneuriat devait permettre de créer davantage de passerelles entre les établissements de formation et le monde professionnel.
« Aujourd’hui, le diplôme n’est plus simplement un papier. Le diplôme doit être la conviction d’avoir construit son avenir, de réussir sa vie et de contribuer au développement de son pays », a conclu le président de la CGEUP.
Un rendez-vous appelé à s’installer
Au-delà des brochures, le SNB 2026 s’est voulu un espace de dialogue. Étudiants, parents, responsables d’écoles et représentants du ministère ont multiplié les échanges pour démystifier l’après-bac.
Au regard de la mobilisation des établissements, des entreprises, des parents et surtout des jeunes bacheliers, les organisateurs estiment que cette deuxième édition constitue une réussite et une étape supplémentaire dans la promotion de l’orientation et de l’enseignement supérieur privé au Gabon.
La clôture officielle intervenue ce 8 août marque donc la fin d’un rendez-vous qui se veut désormais récurrent dans le calendrier de l’orientation au Gabon.
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