AD – Libreville (Gabon) – Par Niantou Tchitembo : La Fédération syndicale des enseignants de l’Éducation nationale (FESEENA) a profité de la clôture de ses activités syndicales pour tapé du poing sur la table.
Portée par la voix de son secrétaire général, Idriss Presley Mbadinga, l’organisation réclame des mesures d’urgence face à la dégradation des conditions de travail et exige le maintien de leurs acquis sociaux.
Au cœur des revendications : le rejet catégorique de la modification de la loi 18/91. La FESEENA s’oppose fermement au remplacement des avancements automatiques par un système « au mérite », dénonçant les risques de népotisme et d’arbitraire.
Le syndicat tire également la sonnette d’alarme sur la pénurie critique d’enseignants, illustrée par le décès récent en service de Médérique Ndong Bibang à Moabi, unique professeur de SVT de la zone.
Pour résorber la surcharge de travail et les classes surchargées (dépassant parfois 100 élèves), la FESEENA exige un plan d’urgence :
* L’accélération du traitement des dossiers administratifs (bloqué à 20 régularisations par mois).
* Un programme massif de construction d’écoles et de laboratoires scientifiques.
* La prise en charge par l’État des obsèques du collègue décédé.
Sur le plan des libertés publiques, le syndicat exige le rétablissement immédiat des réseaux sociaux, suspendus depuis plus de cinq mois, qualifiant ce blocage d’atteinte à la liberté d’expression et au travail pédagogique.
L’organisation syndicale réclame également : le lancement d’une campagne de nomination officielle pour les chefs d’établissement non titularisés et le paiement intégral des rappels solde ainsi que l’instauration d’un transport dédié dès la rentrée 2026-2027, la création d’une prime d’éloignement et la possibilité d’utiliser les rappels d’urgence comme apport pour le programme immobilier « Un gabonais, une maison ».
Dénonçant le silence des ministères de l’Éducation nationale et de la Fonction publique face à ses demandes d’audience, la FESEENA rappelle que le dialogue social ne doit pas être un simple « pansement » en temps de crise et attend des réponses concrètes avant la rentrée.
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