Octobre Rose : Bonaventure Nzigou Manfoumbi appelle à faire du dépistage un combat républicain

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AD – Libreville(Gabon) – Par Mozaya Madiba- Le commissaire politique de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), Bonaventure Nzigou Manfoumbi, a lancé mardi un appel à la mobilisation générale des femmes dans le cadre d’Octobre Rose, mois de lutte contre le cancer du sein.

Connu pour ses prises de position sur la souveraineté économique, l’ancien député de la Douigny (Moabi) et ancien patron de la boxe gabonaise sort cette fois de son registre habituel pour s’adresser directement aux femmes gabonaises.

Administrateur municipal de formation, il estime que la lutte contre le cancer ne relève pas uniquement du champ sanitaire.

« Il n’y a pas de souveraineté sans usines, il n’y a pas de République sans femmes en bonne santé », affirme-t-il dans une déclaration rendue publique. « Si nous voulons bâtir un Gabon productif, nous devons d’abord bâtir un Gabon qui protège ses mères, ses épouses, ses filles ».

« Un acte de courage, pas de peur »

M. Nzigou Manfoumbi exhorte les femmes de Moabi, de la Nyanga et de l’ensemble du pays à briser le tabou entourant la maladie.

« Le cancer du sein n’est pas une fatalité. Détecté tôt, il se guérit. Mais il faut avoir le courage d’aller se faire dépister », insiste-t-il.

Il appelle les autorités sanitaires, les collectivités locales et les entreprises à multiplier les campagnes de dépistage gratuit de proximité, notamment dans l’arrière-pays.

« On ne doit pas attendre que Libreville décide. Chaque mairie, chaque dispensaire, chaque association peut être un centre de sensibilisation. C’est ça aussi, la décentralisation du bien-être », soutient-il.

Dans un message qui se veut également interpellateur pour les hommes, le commissaire politique de l’UDB déclare : « J’appelle les hommes gabonais à accompagner leurs femmes, leurs sœurs à se faire dépister. Ce n’est pas une affaire de femmes. C’est une affaire de famille, de nation ».

Il conclut en inscrivant son appel dans la vision de la Cinquième République : « La modernisation que prône le Président Oligui Nguema doit être aussi une modernisation sanitaire. Un pays qui se respecte ne laisse pas ses femmes mourir faute de dépistage ».

MM/PIM/ad/26


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