AD – Libreville (Gabon) – Par Mozaya Madiba – Le Gabon est « ouvert aux affaires ».
C’est le message fort porté par le ministre gabonais du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, à Londres à l’occasion du World Energies Summit 2026. Placé sous le thème « The exploration renaissance : finding the next Billion Barrels », le sommet réunit gouvernements, compagnies nationales, majors et investisseurs internationaux autour d’un même défi : combler le futur déficit de production en explorant de nouvelles frontières.
Face au vieillissement de ses champs terrestres matures, Libreville entend renouveler ses réserves et mise désormais sur son offshore profond.

En marge des discussions, le Gabon a franchi une étape concrète. Le ministre Clotaire Kondja et le directeur général du groupe norvégien TGS, Kristian Johansen, ont signé un accord décennal destiné à renforcer l’exploration en eaux profondes et ultra-profondes. Ce partenariat prolonge plus de vingt ans de collaboration entre les deux parties.
L’accord prévoit le retraitement et la commercialisation des données d’exploration existantes, ainsi que l’acquisition de nouvelles données géophysiques de pointe dans les zones encore peu explorées. Présenté par TGS comme couvrant l’ensemble du cycle de vie de la donnée, le dispositif doit améliorer la connaissance du sous-sol gabonais et rendre ces blocs plus lisibles pour les opérateurs internationaux, grâce à des droits exclusifs accordés sur une grande partie du domaine profond.

Pour le Gabon, l’enjeu est de valoriser un potentiel offshore largement sous-exploré au-delà des gisements historiques en eaux peu profondes, malgré des découvertes passées comme Diaman et Leopard.
A travers cet accord, Libreville veut transformer une meilleure connaissance géologique en appels d’offres, en licences et, à terme, en nouvelle production.
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