Pénurie de carburant : des files d’attente interminables devant les stations services

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AD – Libreville (Gabon) – Par Niantou Tchitembo : une forte tension en approvisionnement en carburant paralyse les usagers du Grand Libreville et de plusieurs localités de l’intérieur du pays, connstate-t-on.

Depuis quelques jours, les automobilistes ont du mal a trouvé le gasoil ou l’essence dabs les stations services en dépit des assurances du gouvernement d’un retour progressif à la normale.

Sur l’ensemble des axes routiers de Libreville, le spectacle est identique : des files d’attente monstres s’étirent sur plusieurs kilomètres en amont des pompes encore ouvertes.

Pour faire face à cette attente interminable, certains conducteurs déploient des stratégies de fortune. Nombre d’entre eux qui ont leur véhicule garer loin de la pompe s’avance à pied, munis de bidons en plastique et se ruent en fil vers les pompistes étouffé par la pression de chacun .

Au quartier lalala, l’accumulation de véhicules à l’arrêt le long des chaussées a réduit la circulation à une voie réduite un scénario perceptible sur plusieurs tronçons névralgiques de la capitale.

Face à ces engorgements monstres, des automobilistes exaspérés n’hésitaient plus à créer des voies de circulation improvisées et non conformes (sur les terre-pleins, les trottoirs ou en sens inverse ) pour tenter de se faufiler et de poursuivre leur trajet.

Cette nouvelle crise met en lumière des vulnérabilités structurelles récurrentes au sein du secteur énergétique. Bien que le Gabon soit un producteur important de pétrole brut au niveau continental, le pays demeure largement dépendant des importations de produits raffinés pour satisfaire sa consommation nationale en produits dits « blancs » (gasoil, essence).

La Société Gabonaise de Raffinage (SOGARA) fait face à des contraintes de production et de maintenance technique, rendant l’approvisionnement extrêmement sensible aux retards de livraison des navires pétroliers, la Société Gabonaise d’Entreposage de Produits Pétroliers (SGEPP) assure le stockage des carburants, mais la marge de manœuvre en cas d’aléa logistique ou de retard d’importation demeure très étroite, entraînant rapidement une rupture de stock à la pompe.


Alors que l’économie locale subit le ralentissement provoqué par les perturbations du transport de marchandises et de personnes, les usagers attendent la concrétisation effective des livraisons promises pour sortir de l’impasse.

NT/PIM/ad/26


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