Gabon: les universités privées déclinent leur feuille de route à l’horizon 2031

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AD – Libreville (Gabon) – Par Nadia Tchitembo: Réunie en assemblée générale ordinaire pour la rentrée universitaire 2026-2027, la Conférence gabonaise des grandes écoles et universités privées (CGEUP), a dévoilé sa feuille de route à l’horizon 2031.

Qualité académique, accréditation CAMES, nouveaux mécanismes de financement et orientation des étudiants sont au cœur de ce nouveau plan stratégique quinquennal qui vise à restructurer le secteur .

L’assemblée générale a permis aux promoteurs des établissements privés de faire le point sur les échanges engagés avec les autorités en charge de l’Enseignement supérieur et de définir les priorités de l’année universitaire 2026-2027.

« La CGEUP, c’est une idée, une ambition que nous portons tous, qui n’appartient à personne, sinon à l’ensemble des promoteurs des établissements d’enseignement supérieur privé », a souligné le Pr Jean-Louis Nkoulou Nkoulou,

À travers son plan stratégique quinquennal 2026-2031, la conférence entend instaurer davantage de cohérence et de solidarité entre ses membres, tout en renforçant leur capacité à répondre aux exigences du système national d’enseignement supérieur.

La conférence veut ainsi voir chaque établissement membre se doter d’un comité d’assurance qualité, avec pour objectif d’améliorer les standards académiques et de préparer progressivement les établissements à l’accréditation auprès du CAMES.
L’ambition est de dépasser le seul cadre des autorisations nationales pour inscrire les établissements privés gabonais dans une dynamique de reconnaissance et de compétitivité à l’échelle sous-régionale.

« Nous souhaitons que chaque membre soit accrédité par notre organe sous-régional, le CAMES », a indiqué Esnel Yembit membre de la CGEUP.

La CGEUP dit avoir engagé des discussions avec plusieurs structures bancaires de la place pour réfléchir à des mécanismes alternatifs de financement de l’enseignement supérieur privé.

L’objectif est de réduire la dépendance aux seuls mécanismes publics et de permettre aux établissements de disposer de ressources nécessaires à leur développement, notamment pour les infrastructures, les équipements et l’ouverture de nouvelles filières.

L’organisation entend également peser davantage dans la politique d’orientation et plaide auprès des pouvoirs publics pour la mise en place de quotas d’orientation d’étudiants non boursiers vers les établissements privés.

Elle souhaite également une évolution du dispositif concernant les étudiants boursiers.

Selon sa proposition, certains pourraient être orientés vers le privé, tandis que les frais de scolarité pourraient, lorsque nécessaire, être supportés par les étudiants ou leurs familles.

Une stratégie qui vise à élargir les possibilités d’orientation tout en donnant davantage de visibilité aux établissements privés.

Les établissements membres annoncent ainsi de nouvelles offres de formation dans les mines, la santé, le numérique, l’environnement et les métiers liés au pétrole.

Certains établissements préparent également l’ouverture de nouvelles infrastructures, signe de la volonté affichée d’augmenter les capacités d’accueil et de diversifier l’offre de formation.

Dans un contexte où les possibilités de départ des étudiants vers l’étranger sont davantage encadrées, l’organisation estime que le pays doit être capable d’offrir localement des formations de qualité, adaptées aux secteurs porteurs.

NT/PIM/ad


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