AD – Libreville (Gabon) – Par Niantou Tchitembo : Après la décision du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation de suspendre, à titre conservatoire, le directoire de l’Église, le Collectif du peuple chrétien de l’Eglise évangélique du Gabon (EEG) est monté au créneau mardi au cours d’une déclaration faisant lieu à un droit de réponse pour contester cette mesure et défendre la régularité de son dernier Synode
En réponse à cette décision, le Collectif du peuple chrétien de l’Eglise Évangélique du Gabon affirme dans cette déclaration de presse lue par SImon Obiang Akue, ancien de l’Église, que le Synode s’est déroulé conformément à la Constitution, à la Charte de réunification de 1997 et aux textes réglementaires de l’Église évangélique .
Selon le collectif, après l’échec des tentatives de consensus entre les candidats à la présidence, le Synode a appliqué les dispositions de l’article 55 de la Constitution de l’EEG pour désigner le nouveau président.
Le collectif considère ainsi que le Révérant Jean Daniel Allogho Essimengane a été régulièrement désigné et installé à la tête de l’Église.
Le collectif rejette également les accusations de troubles à l’ordre public avancées par le ministère de l’Intérieur. Il soutient que les travaux se sont déroulés sans incident majeur et dénonce la présence des forces de police jusque dans l’enceinte du temple pendant le Synode.
Pour les responsables du collectif, la suspension du directoire constitue une ingérence dans les affaires internes de l’Église, alors que les communautés religieuses disposent, selon eux, d’une autonomie dans la gestion de leurs affaires.
Tout en appelant à préserver les relations entre l’État et l’EEG, le Collectif du peuple chrétien sollicite enfin l’intervention du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin de contribuer au règlement de la crise et au retour de la paix au sein de l’Église.
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