Nécrologie : Jérémie Gustave Nzamba, la voix d’Africa n°1 s’est éteinte

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AD – Libreville (Gabon) – Le micro s’est tu samedi 25 juillet, Libreville a perdu l’une de ses voix les plus respectées, Jérémie Gustave Nzamba est décédé, laissant orpheline une profession et une radio qui ont fait l’histoire du continent.

Ancien pilier d’Africa N°1, formateur, syndicaliste : pendant plus de 20 ans, il a incarné ce journalisme d’exigence et de dignité.

20 ans de direct, 8 ans de transmission

Jérémie Gustave Nzamba, c’était d’abord Africa N°1.

Pendant plus de deux décennies, il a fait partie de cette génération de journalistes qui ont bâti le prestige de la « voix du Gabon et de l’Afrique ». Une radio panafricaine en restructuration aujourd’hui, mais qui fut pendant longtemps une référence sur le continent.

Sa voix portait. Sa plume aussi.
Au-delà de l’antenne, il a choisi de transmettre. Vacataire dans plusieurs écoles de communication de Libreville, il a surtout marqué les esprits à l’École d’État-Major de Libreville, l’EEML. Pendant près de huit ans, il y a dispensé son cours de « training média » aux officiers venant de plusieurs pays africains. Exigence, rigueur, sens de la formule : il formait des voix qui commandent.

Le syndicaliste qui ne lâchait rien

Ces dernières années, Jérémie Gustave Nzamba s’était imposé comme une figure incontournable du combat social à Africa N°1.

Vice-président et porte-parole du Syndicat des Communicateurs d’Africa N°1, le SYCA, il était devenu le visage des anciens employés. Face aux difficultés, aux retards, à l’attente d’un plan social, il n’a jamais baissé le ton.

Il interpellait les autorités, dossier en main. Pas pour lui. Pour les autres. Pour ceux qui avaient donné des années de leur vie à une maison qui les avait fait grandir.

Son combat dépassait la revendication : c’était une question de dignité. Celle de professionnels qui avaient écrit les plus belles pages de l’audiovisuel africain.

Une disparition qui laisse un vide

La nouvelle de son décès, des suites d’une maladie, a provoqué une onde de choc. Anciens collègues, jeunes reporters, auditeurs : les hommages affluent.

On salue le journaliste passionné, l’homme de conviction, le défenseur infatigable de la profession. Un homme fidèle aux valeurs : vérifier, dire vrai, respecter.

Avec Jérémie Gustave Nzamba, le Gabon perd plus qu’un journaliste. Il perd une mémoire. Celle d’Africa N°1. Celle d’une époque où la radio faisait et défaisait l’opinion.

Toute la rédaction de Africdirect présente ses sincères condoléances à sa famille biologique et à sa grande famille professionnelle.

Repose en paix, confrère, Ya Nzamb Didjen.

MM/PIM/ad/26


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