Discours à la Nation : Oligui Nguema trace la voie d’un Gabon souverain, digne et productif (Noélie Moussavou epse Ntoutoume Nzé)

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AD – Libreville (Gabon) – Premier du genre sous la Ve République, le Discours sur l’État de la Nation prononcé hier par le président Brice Clotaire Oligui Nguema devant le Parlement réuni en Congrès restera comme l’acte fondateur d’un nouveau pacte entre l’État et les Gabonais. Vérité, dignité, sécurité, production : le Chef de l’État a posé les piliers d’un projet de civilisation.

1. Dire la vérité pour mieux reconstruire

Sans détour ni langue de bois, le président a dressé un diagnostic lucide du pays hérité : institutions fragilisées, dette abyssale, économie désarticulée, confiance populaire érodée.

Ce choix de la franchise a été salué comme un acte de respect. En nommant les blessures, le chef de l’État a rendu crédible le chemin de la guérison. Message clé : on ne bâtit pas sur le mensonge. La reconstruction du Gabon commence par un regard honnête sur son point de départ.

2. La dignité républicaine, priorité absolue

Le temps fort du discours a été l’humain. Le Président a rappelé les actes concrets posés : plus de 60 000 situations administratives régularisées, 105 milliards de FCFA de rappels versés à des agents oubliés, restitution aux épargnants lés.

“_La dignité n’est pas un concept abstrait : elle se mesure à la paie de l’enseignant qui arrive à l’heure, au fonctionnaire dont les droits sont reconnus_”. En plaçant la dignité au centre de l’action publique, Brice Clotaire Oligui Nguema redonne du sens à l’État. Un État qui paie, qui reconnaît, qui respecte.

3. Sécurité et ordre républicain : la confiance retrouvée

Le Chef de l’État a réaffirmé trois sécurités indissociables : sécurité des personnes, sécurité juridique, sécurité des investissements. Institutions remises sur pied, élections libres et transparentes, différend frontalier traité par la voie diplomatique et le droit international.

Ce triptyque vise un double objectif : rassurer chaque Gabonais sur sa protection, rassurer chaque investisseur sur la stabilité du cadre. Dans un monde incertain, le Gabon se veut une terre d’ordre et de droit.

4. La rupture : du Gabon rentier au Gabon producteur

Le passage le plus applaudi porte sur l’économie. Le Président a acté la rupture avec le modèle de la rente. Cap fixé : transformer les richesses du Gabon sur le sol gabonais. Fer de Belinga, manganèse, or, bois… l’industrialisation devient l’axe stratégique.

Formule phare : “_L’abondance de la production locale, non la subvention, doit être le levier de la réduction du coût de la vie_”. Le président mise sur la montée en compétences de la jeunesse et sur l’industrialisation pour créer des emplois durables. Le Gabon ne veut plus exporter du brut pour importer du fini. Il veut produire, transformer, exporter de la valeur ajoutée.

5. L’espérance comme boussole

En conclusion, le Chef de l’État a lancé un appel à l’Espérance. Il a évoqué les “mânes du Gabon”, ces ancêtres bâtisseurs, et invité la Nation à se réconcilier avec son histoire pour écrire son avenir.

“_Faisons du Gabon un peuple heureux qui construit son histoire avec fierté_”. Cette dimension spirituelle a donné au discours sa portée symbolique : il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de redonner une âme et une fierté au peuple gabonais.

Une unanimité nationale en écho

Le discours a immédiatement suscité des réactions d’adhésion. Le Conseil Gabonais du Patronat a parlé de “discours historique” et de “volonté souveraine”. Les partis politiques, la société civile et les citoyens ont retenu la même chose : un Président qui assume, qui projette, qui rassemble.

Le 15 juin 2026, Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas fait un bilan. Il a signé l’acte de naissance de la Ve République. Un discours d’homme d’État qui transforme le diagnostic en cap, la souffrance en dignité, et l’ambition en projet concret. L’Histoire du Gabon souverain s’écrit désormais, et elle a une direction claire.

MM/PIM/ad/26


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