Afrique : la croissance attendue à 4,2% en 2026 et à 4,4% en 2027 (BAD)

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AD – Libreville (Gabon) – La croissance économique de l’Afrique devrait ralentir à 4,2% en 2026, avant de remonter à 4,4% en 2027, prévoit la Banque africaine de développement (BAD).

« Ces projections supposent que le choc mondial actuel ne durera que 2 à 3 mois. Cela pourrait entraîner une croissance de la production réelle inférieure de 0,2 point de pourcentage en 2026 par rapport à 2025, et de 0,3 point de pourcentage par rapport aux Performances et perspectives macroéconomiques de janvier », précise la BAD dans son rapport 2026 sur les Perspectives économiques en Afrique, publié en marge des Assemblées annuelles de la Banque qui se tiennent jusqu’au 29 mai à Brazzaville.

« Mais si le conflit dure de 3 à 6 mois, avant un apaisement progressif des tensions, la croissance du PIB réel devrait reculer de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 4% en 2026 », souligne la même source.

Le déficit budgétaire moyen global à 4,8% du PIB en 2026 et à 4,6% en 2027. Cette hausse serait le résultat de la vague actuelle de hausse des prix du pétrole, qui pourrait renforcer les recettes des exportateurs nets et améliorer la situation budgétaire moyenne à 5,6% du PIB en 2026

L’inflation devrait, quant à elle, s’établir en moyenne à 10,4% en 2026, avant de reculer à 8,9% en 2027. « Bien que l’inflation moyenne en 2026 reste élevée, le taux prévu représente une baisse substantielle par rapport aux 13,7% enregistrés en 2025 et s’explique par l’augmentation de la production agricole et les effets bénéfiques de la politique monétaire restrictive menée au cours des mois précédents » relève la BAD.

Malgré cela, l’inflation en 2026 devrait rester inférieure à 5% dans 26 pays.

La BAD fait également savoir que la croissance estimée du PIB réel par habitant devrait toutefois reculer légèrement à 1,9% en 2026 en raison du ralentissement de la croissance économique, avant de remonter à 2,2% en 2027. À ce rythme, il demeure inférieur au seuil minimal de 3,5% requis pour favoriser une croissance inclusive.

Source: BAD


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