AD – Libreville (Gabon) – La coopération nippo-gabonaise dans le domaine agricole monte d’un cran. Une délégation de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) a achevé cette semaine une mission à Libreville, consacrée au suivi des sites rizicoles développés par les coopératives agricoles à l’issue de la phase II de formation du Programme National de Soutien à l’Agriculture Vivrière et à la Pêche de Subsistance (PNSAV-PS).
Pendant plusieurs jours, les experts japonais se sont rendus sur le terrain pour évaluer les acquis. À Ça m’Étonne, Akok et Evinafong, ils ont pu observer directement l’application du Système de Riziculture Intensive (SRI) par les producteurs formés le mois dernier.
Ces visites post-formation ont aussi servi de cadre à des échanges techniques, avec pour objectif d’affiner la maîtrise des techniques et d’améliorer concrètement les rendements.
« Nous sommes satisfaits de la motivation affichée par ces futurs riziculteurs. S’ils obtiennent de tels résultats sans matériel adapté, imaginez leur potentiel avec un soutien logistique approprié », a déclaré le Dr Sokei, expert JICA, au terme des visites.
Cette dynamique s’inscrit dans l’ambition nationale portée par le CENAREST, via le PNSAV-PS, et le ministère de l’Agriculture : réduire de 50 % les importations de riz et de produits agricoles d’ici 2030. Un objectif jugé atteignable par la mission japonaise, au regard des atouts du pays.
« Le Gabon réunit toutes les conditions pour produire du riz en quantité. Avec une faible densité de population, l’autosuffisance alimentaire est à portée. Il suffit d’y mettre un peu de sérieux », a ajouté le Dr Sokei.
Sur le terrain, l’enthousiasme est réel, mais le message des producteurs est clair : la formation seule ne suffit pas.
« Les experts japonais ont salué le travail réalisé sur nos parcelles. Notre principal frein reste l’absence de matériel. Le PNSAV-PS et le ministère nous accompagnent, mais un appui conséquent des plus hautes autorités en équipement serait un vrai levier de motivation », souligne Hermann, producteur sur le site de Ça m’Étonne.
La mission s’est conclue sur le site d’expérimentation de Kougouleu, où l’ensemble des coopératives agricoles a été réuni pour un bilan et des échanges avec la délégation.
Avec cet appui technique renforcé, la JICA confirme sa volonté d’accompagner le Gabon vers une production locale plus autonome et résiliente.
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