AD – Libreville (Gabon) – La Fédération internationale de football association (FIFA), en collaboration avec la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), organise du 24 au 26 mai 2026 à Libreville, un atelier de restitution du rapport d’analyse de l’environnement du football amateur au Gabon.
Ce rendez-vous de trois jours pose les diagnostics d’un secteur longtemps resté dans l’ombre du football professionnel.
Cet atelier vise un enjeu important, celui de restructurer une base qui représente, à elle seule, 99% du paysage footballistique mondial.
Lancée en 2022 à l’échelle globale face aux carences structurelles du football de masse, cette vaste enquête de la FIFA entre dans sa phase nationale, après la publication du rapport mondial en 2025, l’heure est à la déclinaison des réalités gabonaises.
Le constat dressé par les experts est sans appel : manque d’infrastructures, compétitions de jeunes trop éphémères, absence de cadres qualifiés en milieu scolaire et déficit de matériel.
« Pour développer le jeune, il faut le faire travailler dans la durée. Le football d’élite, où nous mettons toute notre énergie et tous nos moyens, ne constitue qu’une infime partie (1%) de tout le football », rappelle Etienne Sockeng chef de la délégation de la FIFA.

Sous le slogan fédérateur : « Donner à chacun sa chance de jouer au football »,
I’une des grandes réformes préconisées réside dans l’organisation même de la fédération.
En Afrique centrale, les départements des compétitions gèrent traditionnellement de front l’élite et la base. L’atelier propose de scinder ces compétences en créant un département entièrement dédié au football amateur, capable de gérer sa diversité :
* Football scolaire et universitaire ;
* Compétitions de jeunes structurées ;
* Futsal, Beach Soccer et Mini-football ;
* Football corporatif (vétérans) et pour personnes en situation de handicap.
Pour Guy Blaise Ngamamba, l’actuel Directeur Technique National (DTN), la présence de la FIFA à Libreville est une opportunité historique de combler le fossé existant. Face aux données recueillies sur le terrain, le DTN ne cache pas l’ampleur de la tâche :
« Le fossé est tellement grand parce qu’on est resté sur un certain nombre de choses sans aborder d’autres. Le moment est venu pour essayer de rattraper le travail qui n’a pas été fait ou qui reste à faire », a-t-il dit.
Parmi les priorités de la DTN figure la relance immédiate de disciplines autrefois populaires mais tombées en léthargie, à l’instar du futsal et du beach soccer.

En s’appuyant sur les programmes de formation entièrement financés par la FIFA, la FEGAFOOT ambitionne de réinjecter de la compétitivité et d’attirer à nouveau les pratiquants vers les terrains et les plages du pays.
Cet atelier ne se limite pas aux instances dirigeantes. Dès ce mardi, les travaux associeront les parties prenantes externes (ministères, éducateurs, associations) au sein de commissions thématiques. L’objectif final n’est pas d’imposer des solutions toutes faites, mais de coconstruire une feuille de route locale et pragmatique pour ouvrir, enfin, une brèche solide vers l’avenir du football gabonais.
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