AD – Libreville (Gabon) – Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema a frappé du point sur la table mercredi, dénonçant les mauvaises pratiques observées au sein des administrations publiques en charge des recettes.
S’exprimant à l’occasion d’une audience qui a accordé aux responsables de ces administrations en présence de trois ministres et du maire de Libreville.
Face à l’extension du phénomène de la parafiscalité au sein de certaines administrations publiques, le chef de l’Etat a relevé les pratiques, notamment, les prélèvements excessifs imposés aux
opérateurs économiques, l’opacité dans la traçabilité des recettes, l’absence de coordination entre les services intervenants.

A cet effet, le président de la République a arrêté les mesures suivantes à savoir : l’instauration d’une transparence totale dans les opérations de prélèvement, encadrée par un texte qui devra figurer dans la loi de finances et faire l’objet d’une publication officielle, ainsi que la suppression de tous les prélèvements illégaux; la centralisation des recettes au Trésor public, désormais unique collecteur, la fin des doublons par le regroupement des missions redondantes autour d’un seul organisme par mission, la mise en place immédiate, par le gouvernement, d’un service unique de coordination des contrôles auprès des opérateurs économiques.
Les responsables présents ont également été instruits d’élaborer un cadre d’intervention conjointe en vue d’accélérer la digitalisation des systèmes de paiement des recettes publiques, dont le Trésor
public sera le dépositaire unique.
Ces orientations s’inscrivent dans la vision du président de la République, la modernisation de l’administration publique et l’optimisation de la gestion des recettes de l’Etat.
Communication présidentielle