AD – Libreville (Gabon) – Yves Fernand Manfoumbi, haut cadre du Parti démocratique gabonais (PDG, ex parti au pouvoir) sort du bois suite à la récente mise en demeure d’Ali Akbar Onanga Y’Obegue à l’endroit de la direction dite tendance Blaise Louembe. Un nouvel épisode dans la crise qui secoue le parti du defunt président Omar Bongo Ondimba.
Lecture
Je voudrais, avec sérénité, rappeler une conviction simple : les tensions internes ne doivent jamais faire oublier l’essentiel.
Oui, des divergences existent. Elles sont naturelles dans toute formation politique vivante. Elles traduisent parfois des sensibilités différentes, des approches distinctes, voire des lectures stratégiques opposées. Mais elles ne doivent ni fracturer durablement notre famille politique ni affaiblir son rôle dans le débat national.
Notre responsabilité collective est d’éviter que les désaccords ne deviennent des ruptures.
Un parti politique repose sur des textes, des organes et des procédures. Ces règles ne sont pas des contraintes arbitraires ; elles sont les garanties de l’équité, de la stabilité et du respect mutuel.
C’est dans ce cadre que les discussions doivent se tenir. Non sous la pression, mais dans l’écoute.
Je crois profondément que l’heure n’est pas à l’escalade. Elle est à la concertation.
Notre pays traverse une phase de transformation et d’attentes fortes. Les citoyens regardent les responsables politiques avec exigence. Ils attendent de nous de la hauteur, de la maturité et une capacité réelle à dépasser les clivages internes.
Dans ce contexte, la division serait un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre.
Je lance donc un appel à l’apaisement et au dialogue structuré. Que chacun accepte de revenir à la table des discussions. Que les instances compétentes jouent pleinement leur rôle. Que les différends soient arbitrés dans le respect des textes et dans un esprit de fraternité politique.
La force d’une organisation ne réside pas dans l’absence de désaccords, mais dans sa capacité à les dépasser.
Nous devons choisir la voie de la cohésion. Non par faiblesse. Mais par responsabilité.
Rassembler ne signifie pas effacer les débats. Rassembler signifie les organiser, les encadrer et les résoudre dans l’intérêt supérieur du collectif. En ayant une profonde et respectueuse pensée pour le Président Fondateur, le Grand Camarade Omar BONGO ONDIMBA et tous ses camarades qui ont créé le PDG à ses côtés, à ceux qui ont pris le relais dans chaque ville et village dans les 9 provinces. De génération en génération, de courant en courant( appeliste, renovateur, héritage et modernité…) la flamme est restée allumée tout comme la main tendue.
Je demeure convaincu que notre famille politique dispose des ressources humaines et morales nécessaires pour transformer cette séquence en opportunité de clarification et de consolidation.
L’histoire montre que les moments de tension peuvent devenir des moments fondateurs, à condition que le dialogue l’emporte sur la défiance.
C’est dans cet esprit que je m’inscris :
Un esprit de réconciliation,
Un esprit de respect des règles,
Un esprit tourné vers l’avenir.
Parce qu’au-delà des personnes, c’est l’unité et la crédibilité de notre engagement politique qui sont en jeu.
PCP/PIM/ad/26