La CSDT renforce ses rangs pour peser sur les futures négociations sociales

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AD – Libreville (Gabon) – Par Niantou Tchitembo : La Confédération Syndicale démocratique du travail (CSDT) a, officialisé ce samedi, l’affiliation de quatre syndicats de base à leurs fédérations sectorielles respectives.

Cette vague d’adhésions vise à consolider la représentativité de l’organisation face aux exigences des plus hautes autorités et à aborder en position de force les prochains chantiers sociaux.

L’événement marque la régularisation du parcours institutionnel de plusieurs organisations professionnelles, structuré désormais en trois niveaux : le syndicat de base (entreprise ou administration), la fédération sectorielle et la confédération nationale.

Les syndicats nouvellement affilié sont la STSA (Olam Palm) : Syndicat des travailleurs agricoles du Gabon, rattaché à la FESITRAG (secteur agricole et alimentation), S.A.A.T : Syndicat des agents de l’administration du travail, affilié au SYNAP-C.E (administration publique, parapublique et contractuels), SYNTZEN : Syndicat des travailleurs de la zone économique spéciale de Nkok, affilié à la fédération du secteur industriel (U.S.T.I) et SYTRA / SGS : Syndicat de l’entreprise SGS, intégré à sa fédération professionnelle du ressort.

« Pour qu’un syndicat de base soit reconnu au niveau confédéral, il doit d’abord être affilié au sein d’une fédération sectorielle. C’est cette architecture qui détermine la représentativité syndicale et donne la légitimité pour négocier » a indiqué Étienne Lambert Boudzanga, Secrétaire Général de la CSDT

Pour les responsables syndicaux, cette consolidation interne répond aux réformes engagées par le gouvernement pour clarifier la représentativité des interlocuteurs sociaux, notamment dans la perspective de la création du Conseil national du dialogue social.

La CSDT entend préparer les travailleurs du terrain à prendre part directement aux révisions réglementaires imminentes.

Défini sur trois chantiers prioritaire à savoir la révision du tronc commun des conventions collectives : Un dépoussiérage jugé urgent face au coût de la vie actuel, les textes en vigueur datant des années 1980 ensuite la refonte partielle du Code du Travail : L’actualisation des cadres juridiques régissant le marché de l’emploi et enfin révision des conventions sectorielles afin de procéder à l’adaptation des règles professionnelles aux réalités opérationnelles de chaque métier.

Alors que l’adhésion syndicale connaît des disparités, les dirigeants rappellent que la mobilisation collective reste le seul levier pour sécuriser les conquêtes sociales et faire face aux défis économiques actuels.

NT/PIM/ad/26


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