AD – Libreville (Gabon) – Par Mozaya Madiba – Le Gabon n’a jamais dirigé le Secrétariat exécutif de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) depuis sa création en 1993. Une opportunité diplomatique inédite s’ouvre aujourd’hui à Libreville, portée par un soutien panafricain, notamment celui de la FESTAC, à une candidature gabonaise.
Mais l’ambition ne suffit pas. Il appartient désormais aux cadres gabonais de se mobiliser pour incarner cette candidature.
Selon la Tribune des Droits Sociaux, qui lance un appel solennel aux hauts fonctionnaires, experts en sécurité sociale, auditeurs et managers, « la fenêtre est ouverte, c’est à vous de jouer ».
Un processus en trois étapes
Le recrutement au poste de Secrétaire exécutif ne laisse aucune place à l’improvisation. Il s’articule autour de trois verrous.
D’abord, le filtre national : le candidat ne postule pas directement auprès de la CIPRES. Son dossier doit être déposé et validé par le ministère de tutelle gabonais, le ministère des Affaires sociales et de la Prévoyance sociale. L’Etat opère un premier arbitrage et parraine les profils les plus solides.
Ensuite, l’évaluation technique : les dossiers retenus par Libreville sont transmis à la Commission de surveillance de la Prévoyance sociale de la CIPRES, qui examine la conformité des parcours, évalue les compétences et dresse une short-list.
Enfin, le grand oral : les finalistes défendent leur projet managérial devant le Conseil des ministres de la CIPRES, composé des ministres de tutelle des 17 Etats membres. C’est cette instance qui valide la nomination par décision officielle, avant la fin du mandat en cours en juin 2029.
Un dossier d’excellence exigé
Si l’avis de vacance officiel précisera les modalités, les standards de l’institution imposent déjà un dossier irréprochable :
– Une lettre de motivation adressée au Président du Conseil des ministres de la CIPRES, exposant une vision claire de l’avenir de la prévoyance sociale sur le continent.
– Un curriculum vitae détaillé, avec un diplôme minimum Bac+5 en gestion, droit, actuariat ou administration, et au moins cinq ans d’expérience comme cadre supérieur dans la protection sociale.
– Les copies certifiées conformes des diplômes et les attestations de travail.
– Un certificat de nationalité gabonaise en cours de validité, indispensable pour acter le parrainage de l’Etat.
– Un extrait de casier judiciaire de moins de trois mois, attestant d’une probité morale et civile.
« Le Gabon regorge de cadres de haut niveau qui font chaque jour la preuve de leur rigueur », souligne la Tribune, pour qui occuper le Secrétariat exécutif « n’est pas qu’un simple prestige diplomatique pour le drapeau vert-jaune-bleu, c’est une responsabilité historique pour moderniser la gouvernance sociale de millions de citoyens africains ».
Un appel à « oser l’excellence », alors que Libreville entend peser davantage dans la gouvernance des institutions panafricaines.
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