Championnat d’Afrique de Karaté UFAK 2026, après la débâcle d’Alger, le coach gabonais lance un cri d’alarme

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AD – Libreville (Gabon) – Par Nadia Taty : Au terme de la dernière journée des Championnats d’Afrique de karaté qui se sont achevés dimanche 13 septembre à Alger, l’entraîneur national Aristide Bachama Tsamba a livrer une analyse sans langue de bois des prestations des panthères .

Entre satisfaction technique face au niveau relevé et constats amers sur le déficit de compétitions, le technicien appelle à une refonte du karaté national.

Sur le tatami de la Coupole d’Alger, la sélection nationale de karaté a fait preuve d’un engagement remarquable malgré une concurrence féroce, notamment face aux nations maghrébines et à la Tunisie.

La dernière journée, disputée dimanche était consacrée aux épreuves par équipes. Chez les hommes, l’aventure s’est achevée au terme d’un cinquième combat décisif face à la Tunisie, au sein d’une poule particulièrement relevée réunissant 8 des 16 nations engagées.

Du côté féminin, après une première défaite contre la Côte d’Ivoire, l’équipe a été repêchée avant d’être éliminée par le Cameroun.

En individuel et par équipe, cinq athlètes gabonais sont tout de même parvenus à se hisser aux portes du podium, terminant dans les classements officiels après s’être inclinés lors de finales pour la médaille de bronze serrées.

À l’issue des combats, le coach Aristide Bachama Tsamba pointe du doigt plusieurs facteurs déterminants qui freinent la progression des athlètes; le plus gros est l’absence de compétition sur le plan national et international.

Alors que les grandes nations africaines accumulent de l’expérience en enchaînant les compétitions de Premier League et les opens européens, les karatékas gabonais se trouvent limités à deux compétitions par an (Zone 4 et Championnat d’Afrique). Aussi, L’absence de grandes compétitions tels que le championnat national et la Coupe du Gabon qui ont pendant longtemps permis d’identifier des pépites et donc le renouvellement des effectifs en équipe national, n’ont plus été organisés de manière régulière depuis la période 2014-2016.

Sans ancrage local fort, le renouvellement des effectifs et la détection des jeunes talents en province demeurent bloqués.

L’encadrement souligne la sous-représentation de l’Afrique subsaharienne dans les instances d’arbitrage continental face aux nations du Maghreb et à certains pays comme le Sénégal, ce qui pèse lors des décisions serrées aux points.

Pour rompre avec la spirale des déceptions et valoriser le potentiel technique indéniable des athlètes, Aristide Bachama Tsamba lance un appel aux autorités sportives, à la Fédération et au Ministère des Sports.

La priorité absolue réside dans la relance des compétitions nationales pour détecter de nouveaux talents à travers tout le pays et dans l’octroi de moyens permettant la participation régulière des élites aux circuits internationaux.

Sans un soutien financier et structurel accru pour stimuler l’ensemble des fédérations sportives, le karaté gabonais peinera à rivaliser durablement avec les meilleures nations du continent.

NT/PIM/ad/26


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