AD Libreville(Gabon) – Au moins 13 millions de personnes en Afrique ont été touchées, en 2025, par des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), rendu public à Addis-Abeba.
Ces phénomènes ont causé plus de 3.000 décès sur le continent, avec des répercussions en cascade sur l’ensemble des secteurs économiques et sociaux, souligne le rapport.
Le document relève que l’Afrique peine encore à faire face à l’ampleur de ces impacts, notant que seuls 40% des pays du continent disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers, pourtant essentiels pour sauver des vies et préserver les moyens de subsistance.
Le rapport fait toutefois état de signes encourageants, notamment l’amélioration de la collaboration entre les services météorologiques, les organismes de gestion des catastrophes et les autorités locales, ainsi que les progrès enregistrés dans les services climatologiques, dont les prévisions saisonnières, qui contribuent à renforcer les capacités de préparation et d’intervention.
Selon l’OMM, le continent africain se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, le rythme de réchauffement observé depuis 1991 étant nettement supérieur à celui enregistré au cours de chacune des périodes de trente ans précédentes.
“Les signes du changement climatique sont visibles partout en Afrique, de l’augmentation des températures à l’élévation du niveau de la mer, en passant par les inondations et les sécheresses dévastatrices”, a déclaré la Secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo.
Ce rapport met en évidence non seulement l’ampleur des risques climatiques auxquels le continent est confronté, mais aussi l’importance croissante des alertes précoces, des services climatologiques et de l’action coordonnée pour protéger les vies et les moyens de subsistance, a-t-elle souligné.
FAAPA