AD – Libreville (Gabon) – Par Mozaya Madiba – La Direction Générale de la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a rompu le silence. Après la sortie médiatique de la FETRAG, l’un des six syndicats de l’entreprise, qui dénonçait des violations des droits des travailleurs et des méthodes d’intimidation, la direction juge ces accusations infondées.
« Nous sommes vraiment très surpris de ce que nous avons écouté à travers les médias », a déclaré Jean Robert Avatoli, Directeur des Ressources Humaines de la SETRAG.
La direction rappelle que des réunions ont eu lieu il y a à peine une semaine avec ce même syndicat, pour préparer les prochaines négociations triennales avec les partenaires sociaux. Des échanges longs, selon elle, au cours desquels aucun fait d’intimidation ou de manipulation n’a été soulevé.
« De ces échanges, il n’est jamais sorti une quelconque [accusation] de fait d’intimidation ou de manipulation de la part de la Direction Générale », a insisté M. Avatoli.
La sécurité, autre point de friction
La FETRAG avait également mis en avant la question de la sécurité sur le chemin de fer Transgabonais.
Sur ce point, la Direction Générale affirme poursuivre son programme de remise à niveau du réseau. À ce jour, plus de 400 kilomètres de voies répondraient aux normes en vigueur en matière de sécurité.
Elle cite même l’appréciation des experts de la Banque mondiale, selon lesquels d’autres entreprises ferroviaires viendraient au Gabon « regarder le modèle économique, le modèle en termes de travaux réalisés par le chemin de fer aujourd’hui ».
Le SYCAT se désolidarise
Autre revers pour la FETRAG : elle ne semble pas entraîner les autres organisations syndicales derrière elle.
Le SYCAT, qui se présente comme le syndicat le plus représentatif de l’entreprise, a tenu à marquer sa distance.
« Nous avons justement donné une communication auprès de nos adhérents pour dire que le SYCAT n’était associé ni de près, ni de loin à cette démarche », a affirmé son président, Davi Ntandou Bikouta.
« En qualité de partenaires sociaux, nous devons justement privilégier le dialogue, contrairement justement à des attaques publiques », a-t-il ajouté.
Un climat social apaisé, selon la direction
Dans les bureaux comme sur le terrain, les 1 600 employés de la SETRAG sont à pied d’œuvre, assure la direction. Certains agents rencontrés dans les couloirs de l’entreprise affirment pour leur part que le climat social ne souffre d’aucun malaise particulier.
Reste à savoir si cette mise au point suffira à éteindre la polémique. Entre la FETRAG, qui maintient ses accusations, et une direction qui plaide le dialogue permanent, le différend se joue désormais sur le terrain de l’opinion, en attendant les négociations triennales annoncées.
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