AD – Libreville (Gabon) – Par Niantou Tchitembo : Près de 300 agents publics ont pris par récemment soutenances organisées par l’Université africaine des sciences politiques et management (UASPOM), à l’issue de deux années de formation continue.
Lancée avec une première vague de candidats, cette phase d’évaluation doit se poursuivre durant tout le mois de novembre.
L’Université africaine des sciences politiques et de management (UASPOM) accueille depuis le weekend dernier les soutenances des fonctionnaires ayant bénéficié d’un programme de formation et de perfectionnement.
Au total, près de 300 agents issus de plusieurs administrations publiques sont concernés par cette session, qui marque l’aboutissement de deux années de formation.
« Nous avons reçu en tout 300 étudiants. Nous évacuons aujourd’hui la première vague , et les soutenances vont se poursuivre durant tout le mois de novembre », a indiqué Ondo Asseko Dr. en sciences politiques, enseignant à l’Université Omar-Bongo et conseiller du président de cette institution.
Les bénéficiaires proviennent de plusieurs administrations et relèvent de différentes catégories administratives, notamment A1, A2 et B1. Pour les responsables de l’établissement, cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement des capacités des agents publics.
Au-delà de l’obtention de qualifications supplémentaires, cette formation vise à accompagner les fonctionnaires dans leur évolution professionnelle, notamment en matière de reclassement et d’avancement.
Les travaux présentés devant les jurys ont entre porté sur des problématiques concrètes de gestion publique. C’est le cas de Amilie Andeme Mitogho épouse Ovono , qui a consacré son mémoire aux procédures de gestion des baux administratifs à usage de bureaux.
Elle relève notamment les difficultés rencontrées par certaines administrations dans l’attribution et la location de locaux adaptés à leurs effectifs et à leurs besoins.
Pour y remédier, elle préconise la digitalisation des procédures de sollicitation des bureaux.
« Nous avons proposé la digitalisation des dossiers de sollicitation en bureau, afin que ces dossiers puissent être bien suivis, qu’il n’y ait plus de dossiers perdus, des dossiers en retard », a-t-elle expliqué.
Une mesure qui permettrait également d’améliorer le suivi des dépenses publiques.
Autre problématique abordée : les conflits fonciers. Le candidat Ali Bangote Garga a présenté un travail sur l’impact du statut du possesseur dans la prévention et la résolution de ces litiges au Gabon. Il recommande une actualisation des dispositions juridiques pour mieux prendre en compte les réalités foncières actuelles.
« Il va falloir améliorer les textes, parce que le statut du possesseur, ça vient du Code civil français. Et nous remarquons que les temps ont changé, les réalités ont changé », a-t-il soutenu.
Pour le Pr. Jean Louis Nkoulou Nkoulou manager général de l’UASPOM, cette initiative constitue également une réponse aux besoins de qualification de la fonction publique, tout en valorisant les capacités nationales de formation.
« Ce qui se faisait à l’époque à l’extérieur, nous le faisons localement », a t-il souligné tout en saluant la confiance accordée par les pouvoirs publics aux structures universitaires gabonaises.
Les fonctionnaires formés sont ainsi appelés à réinvestir les compétences acquises dans leurs administrations respectives, afin de contribuer à leur dynamisation et à l’amélioration de l’action publique.
Les soutenances se poursuivront jusqu’à la fin du mois de novembre. Une cérémonie de clôture est prévue à l’issue du processus, qui consacre la fin de ce cycle de formation continue.
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