Cinéma africain : le Mali remporte le Grand Prix de fiction du Festival d’Ifrane

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AD – Libreville (Gabon) – Le cinéma africain s’est distingué lors de la 27e édition du Festival Cèdre universel du court métrage d’Ifrane, avec le sacre du film malien « Les larmes du pagne » de Tabah Keita, qui a remporté le Grand Prix de fiction, tandis que la Mauritanie a décroché le prix de la meilleure réalisation.

Le palmarès de cette édition, organisée du 8 au 11 octobre sous le thème « Cinéma et entrepreneuriat : partenariat pour une jeunesse de demain », a été dévoilé lors de la cérémonie de clôture, consacrant plusieurs productions africaines, arabes et internationales.

Dans la compétition de fiction, le prix de la meilleure réalisation a été attribué au cinéaste mauritanien Boubaker Ibrahim El Mami pour son film « Anima », tandis que le Prix du jury est revenu au Français Bruno Henry Galliam pour « Sans banc fixe ».

Le jury, composé des Marocains Aziz Salmi et Myriam Aït Belhoussine et du Tunisien Marouane Trabelsi, a également accordé des mentions spéciales au film marocain « Khalifa entre le texte et la marge » de Saïd Bentika et à « Le bruit de ton absence » du Belge Jimmy Boujan.

Dans la catégorie documentaire, le Grand Prix a été remporté par le réalisateur syrien Mohannad Mohamed Kalthoum pour son œuvre « Matière de la mort ».

Le Prix du jury a été décerné ex æquo à « Aâ » de Mohamed Al Darouchi, du Sultanat d’Oman, et à « Thiwane » du Marocain Mohamed Boumnich.

Deux mentions spéciales ont également distingué « Layl Al Khiyam – La nuit des tentes » du Palestinien Saoud Mhana et « Femmes suspendues » de Baye Tidiane Diagana, réalisé par le Mauritanien Kanti Aboubakri.

Le jury documentaire était composé du Marocain Azzelarab Alaoui Lamharzi, de Dalila Al Diriâa, du Sultanat d’Oman, et du Français José Da Silva.

La compétition de scénario a, pour sa part, mis en valeur la créativité marocaine, avec le premier prix attribué à « Khouyout Al Arz – Les fils du Cèdre » de Hicham Twilik et le deuxième prix à « An-Nisf Al Akhar – L’autre moitié » d’Abdelaziz Meni.

La troisième place est revenue à la Yéménite Imane Saleh Ali Qatran pour « Aoud Al Kibrit – Allumettes », tandis que deux mentions spéciales ont récompensé la Libyenne Nora Ali Obeid pour « Rihlat Shams – Le voyage de Shams » et le Marocain Bouchaib El Massoudi pour « Intiqam – Vengeance ».

Cette catégorie était évaluée par un jury présidé par Abdelilah Hamdouchi et composé de Nadia Abram et d’Abdelkader El Mansour.

Au total, 135 films ont été soumis à la direction du festival, dont 31 sélectionnés pour les compétitions officielles, répartis entre 14 œuvres de fiction et 17 documentaires. La compétition de scénario a, quant à elle, réuni 29 textes présentés par de jeunes auteurs.

Au-delà des distinctions, cette édition a accordé une place importante aux échanges culturels et à l’accompagnement des jeunes créateurs, à travers des ateliers d’écriture de scénario, de langage audiovisuel et de découpage technique.

Des rencontres ont également été consacrées à l’entrepreneuriat créatif et aux transformations liées à l’intelligence artificielle dans l’industrie cinématographique.

La manifestation a, par ailleurs, été marquée par la signature de conventions de coopération avec des partenaires mauritaniens et polonais, ainsi que par des hommages rendus à plusieurs personnalités artistiques et cinématographiques marocaines.

À travers cette 27e édition, le Festival Cèdre universel du court métrage a réaffirmé sa vocation de plateforme de rencontre entre les cinéastes marocains, africains, arabes et internationaux, tout en contribuant à la promotion du court métrage et à l’émergence de nouveaux talents.

FAAPA/PIM/ad/26


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