Culture: ce pays que nous voulons bâtir sans mémoire (Par Täre Evivi Nguema)

Partages

AD – Libreville (Gabon) – La Première Guerre mondiale a laissé au Gabon des traces historiques et mémorielles encore peu intégrées dans une offre touristique structurée.

Les sites de Mimbeng, Cocobeach et Libreville, notamment à travers le Mémorial de Mimbeng, le Monument du soldat de Cocobeach et le monument dédié à Charles N’Tchoréré, constituent pourtant des points d’appui pour construire un véritable parcours consacré à l’histoire militaire et à la mémoire des conflits.

L’enjeu est d’abord de mettre en cohérence ces différents lieux de mémoire. Reliés par une narration commune, ils permettraient de raconter la mobilisation des populations gabonaises, les combats de 1914, le rôle des soldats africains et l’évolution de la mémoire combattante.

Le Parcours des guerres de 1914-1918 et 1939-1945

Le parcours donnerait ainsi une lecture territoriale de la Grande Guerre au Gabon, en passant de la bataille à la mémoire, puis de la mémoire à la transmission.

Cette mise en cohérence mémorielle présente également une valeur économique et touristique. La création d’un circuit historique pourrait diversifier l’offre touristique gabonaise en développant un tourisme culturel et mémoriel complémentaire des activités liées à la nature et au littoral.

Elle pourrait favoriser la fréquentation des sites, stimuler les activités de guides, de transport, d’hébergement et d’artisanat, tout en créant des opportunités pour les communautés locales.

Au-delà de la conservation des monuments, l’objectif serait donc de transformer ces lieux dispersés en un réseau patrimonial identifiable, doté d’une identité, d’une signalétique et d’une médiation communes.

La Première Guerre mondiale deviendrait ainsi non seulement un objet de mémoire, mais également un support de valorisation des territoires et de développement d’une offre touristique historique au Gabon.

Faire de Mimbeng, Cocobeach et Libreville les étapes d’un même récit permettrait ainsi de relier mémoire, patrimoine et économie touristique : conserver le passé pour mieux valoriser les territoires qui en portent les traces.

TEN/PIM/ad/26


Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *