AD – Libreville (Gabon) – Par Niantou Tchitembo: La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des Capacités, Laurence Ndong, a procédé vendredi à la remise officielle de 32 793 actes de gestion des carrières aux secrétaires généraux et Directeurs centraux des ressources humaines (DCRH) des administrations concernées.
Cette première phase porte sur 32 793 actes au total : 3 840 intégrations ou engagements, 8 196 titularisations et avancements, 20 063 avancements et 694 reclassements. Les dossiers proviennent de situations en souffrance datant de 2024-2025, des trois guichets uniques organisés en avril 2026 et du traitement courant des services compétents.
Le ministère entend rompre avec une logique où les fonctionnaires doivent se déplacer à Libreville pour récupérer leurs documents.
« Ce ne sont pas les agents qui doivent venir chercher leurs actes à Libreville, ce sont les actes qui doivent aller vers les agents, jusque sur leur lieu de travail », a souligné Laurence Ndong.
Les ministères sectoriels sont ainsi chargés de poursuivre la distribution des actes aux bénéficiaires. L’Éducation nationale concentre le plus important volume avec 13 579 actes, devant la Santé publique avec 4 170.
Le ministère précise toutefois que la ventilation des actes constitue avant tout une étape administrative.

Elle permet de formaliser, sécuriser et transmettre les décisions de carrière, mais n’entraîne pas à elle seule le paiement immédiat d’éventuels rappels de solde.
Les incidences financières suivent leur propre circuit auprès des services compétents.
Pour sécuriser les dossiers, les actes ont été soumis à plusieurs opérations : validation, codification, numérotation, numérisation, classement et archivage.
Cette démarche doit également préparer la modernisation de la gestion des ressources humaines à travers le Système intégré de gestion des ressources humaines et de la paie (SIGRH).
Pour Laurence Ndong, ministre de la fonction publique, l’opération ne constitue donc pas un aboutissement.
« Cette cérémonie n’est pas un aboutissement. C’est une première phase », a-t-elle rappelé.
Le véritable indicateur de réussite sera désormais la capacité des administrations à faire parvenir les actes jusqu’aux agents concernés et à assurer leur prise en compte dans la suite de leur parcours administratif.
Le processus de régularisation doit se poursuivre afin de résorber les retards accumulés tout en évitant la constitution de nouveaux stocks.
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