Dette intérieure : le CGP met la pression sur le gouvernement

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AD – Libreville (Gabon) – Par Niantou Tchitembo : Les 51 milliards de FCFA annoncés par le président de la République pour régler une partie de la dette intérieure sont accueillis favorablement par le Conseil gabonais du patronat (CPG).

Toutefois, le CPG indique que le compte est loin d’être soldé.

Dans une note adressée au président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, le CGP par la voix de son président Francis Jean-Jacques Evouna, salue le décaissement annoncé, tout en appelant le gouvernement à aller plus loin.

Sur une dette intérieure estimée à plus de 4 340 milliards de FCFA, et qui pourrait approcher les 4 600 milliards, les 51 milliards représentent à peine 1,1 % du passif.

Pour le patronat, 51 milliards est un début et non une solution; le véritable problème reste celui de la régularité des paiements.

La Task Force sur la dette a validé 758,7 milliards de FCFA de dettes moratoires, mais seulement 148,1 milliards ont été réglés en 2025. À cela s’ajoutent 131,3 milliards de FCFA de retards sur des créances déjà validées.

Conséquence : des entreprises étranglées, des chantiers ralentis, des fournisseurs impayés et une pression accrue sur les banques locales.

« Payez les entreprises pour relancer l’économie »

Le CGP veut convaincre le gouvernement d’utiliser la dette intérieure comme un outil de relance économique.

Une créance réglée permet à une PME de payer ses salariés, ses fournisseurs, de reprendre ses investissements et de relancer ses activités.

Pour le patronat, l’argent injecté dans les entreprises gabonaises peut donc rapidement retourner dans le circuit économique national.

Le patronat demande désormais du concret : un calendrier pluriannuel d’apurement, la priorité au règlement des 131,3 milliards déjà validés mais impayés, ainsi qu’une publication trimestrielle des paiements effectués.

Le CGP propose aussi d’étudier des mécanismes de compensation, notamment entre les créances détenues sur l’État et les impôts ou cotisations sociales dus par les entreprises.

Le CGP souhaite enfin que les principales organisations patronales, notamment la FEG et la CPG, soient associées au pilotage du processus.

Pour Francis Jean Jacques Evouna, le président du CGP, l’enjeu est désormais de transformer le geste présidentiel en véritable politique d’apurement.

Avec une dette intérieure qui pourrait frôler les 4 600 milliards de FCFA, les entreprises attendent moins d’annonces et davantage de paiements réguliers.

NT/PIM/ad/26


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