AD – Libreville (Gabon) – Par Niantou Tchitembo : Plus de 40 établissements d’enseignement supérieur privé, des entreprises publiques et privées ainsi que plusieurs institutions ont pris part, vendredi, à la Place de la Nation, au coup d’envoi de la deuxième édition du Salon national du bachelier (SNB2).
Organisée par la Conférence gabonaise des grandes écoles et universités du privé (CGEUP), en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette rencontre veut aider les nouveaux bacheliers à choisir une formation en adéquation avec leurs aptitudes et les besoins du marché de l’emploi.
Durant deux jours, la Place de la Nation, en face du lycée national Léon-Mba, devient le point de convergence des futurs étudiants, de leurs parents, des responsables d’universités et d’entreprises.
Plus d’une centaine de formations y sont présentées dans des secteurs jugés stratégiques, notamment l’ingénierie, la santé, le numérique, l’intelligence artificielle, le management, le droit, la logistique ou encore la finance.
Au-delà de la présentation des offres de formation, le salon mise sur l’orientation.
Elle organise de ce fait, conférences, panels, rencontres avec des professionnels et échanges avec des entreprises afin de permettre aux nouveaux bacheliers de construire un projet d’études en phase avec les réalités économiques du pays.
« Le Salon est né d’une ambition commune : accompagner les nouveaux bacheliers dans une étape déterminante de leur parcours en leur offrant un espace d’informations, d’échanges et de découvertes. Ils auront l’opportunité de rencontrer des établissements, des entreprises et des professionnels qui les aideront à bâtir un projet cohérent avec leurs aspirations et les besoins du marché de l’emploi », a déclaré la coordinatrice de l’événement, Renamy Marie-Princesse.
Cette deuxième édition marque une évolution notable avec une implication plus importante du secteur privé et des administrations publiques.

Pour les organisateurs, il ne s’agit plus seulement de présenter des écoles, mais de rapprocher efficacement le monde de la formation de celui de l’emploi.
Le président de la CGEUP, Jean-Louis Nkoulou Nkoulou, a d’ailleurs salué la décision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de privilégier la poursuite des études supérieures des nouveaux bacheliers sur le territoire national.
« Cette décision nous honore, mais elle nous confère surtout une responsabilité. Le Salon national du bachelier est devenu un véritable lieu d’information, d’orientation, de choix, de dialogue et de projection vers l’avenir de nos jeunes. Plus qu’une exposition, il constitue un pont entre le monde universitaire et le monde professionnel », a-t-il affirmé.
Selon lui, les établissements privés doivent désormais former des diplômés capables de répondre aux défis économiques du Gabon.
« Former ne consiste plus uniquement à délivrer un diplôme. Nous devons préparer des femmes et des hommes capables d’innover, d’entreprendre et de contribuer durablement au développement économique, social et technologique de notre pays », a insisté le président de la CGEUP.
Le responsable a également appelé les entreprises à renforcer leurs partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur afin de développer les stages, l’alternance, les incubateurs et les programmes de recherche appliquée, autant d’outils destinés à améliorer l’employabilité des jeunes.
Placée sous le thème « Choisis ta voie, construis ton avenir », cette deuxième édition du Salon national du bachelier entend faire de l’orientation un levier de développement.
Pour les organisateurs, le choix d’une filière ne peut plus être dicté par les habitudes ou les effets de mode, mais doit répondre aux aspirations des étudiants et aux compétences recherchées par l’économie nationale.
Le « Salon national du bachelier » se poursuit jusqu’au 8 août avec des conférences d’orientation, des rencontres entre chefs d’établissements et futurs étudiants ainsi que des échanges autour des métiers d’avenir et des secteurs porteurs pour le Gabon.
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