AD – Libreville (Gabon) – La crise, qui a récemment secoué la mairie de Libreville, certains veulent la rendre chronique comme ces conflits africains qui ne finissent jamais. Ils en ont fait un fonds de commerce, à l’instar des marchands d’armes occidentaux, qui attisent les conflits sur le continent, en soufflant sur les braises.
La fixation
Il ne se passe plus une semaine sans que le maire de la commune de libreville ou l’institution municipale elle-même, ne soit pris à partie et attaqué au vitriol par des activistes ou des influenceurs, en mal d’audience et d’inspiration, en quête du sensationnel.
D’un tribalisme sournois, ils veulent se faire une réputation en salissant certaines institutions de la République ou d’honorables personnalités. Leur impolitesse dénote une éducation de base ratée. Pour n’avoir aucune limite dans le propos, il faut avoir grandi dans la rue, sans repère et sans éducation.
Aucun homme de bon sens ne saurait se contenter de revenir en permanence sur des sentiers battus, des faits passés et des problèmes réglés et solutionnés, juste pour faire le buzz, le plaisir de faire mal et de se sentir puissant et fort.
Tout se passe comme si certains tiennent à ce que la mairie de Libreville demeure en permanence dans la crise, dans la chienlit, le désordre et l’anarchie. Que l’institution municipale ne sorte jamais de la zone des turbulences.
Ça ne les arrange pas qu’elle soit désormais stabilisée, entre de bonnes mains, des mains expertes. Et qu’elle navigue maintenant sur une mer calme, avec à la barre un homme pétri de sagesse.
Alors, pour y entretenir une situation de crise permanente, ils remuent constamment le couteau dans la plaie, appuient là où ça peut faire mal. Ils invoquent Éole pour qu’il fasse lever un vent fort et une violente tempête susceptibles de faire monter des vagues énormes comme des montagnes russes, capables de faire chavirer le déjà frêle esquif municipal.
Ces activistes stipendiés enquêtent jusque dans les égouts, à la recherche de la moindre faille, de la petite bête, du détail désobligeant qui peut fâcher l’Autorité et relancer la sarrabande infernale. Le diable se cache dans les détails, dit-on. Il n’y a qu’un être humain totalement de mauvaise foi et diabolique pour s’accrocher au détail comme on le ferait pour un vieux manteau pour affronter l’hiver.
Cash!
Après sa partie de pêche avec le président de la République à Mayumba, dans la province de la Nyanga, au sud du Gabon,
Chamberlan Moukouama alias Cash,
se sent pousser des ailes. Il s’érige désormais en faiseur de roi et en donneur de leçons. Pitoyable!
Au lieu de profiter de la forte audience, qu’il a désormais grâce à son entretien avec le chef de l’Etat pour faire œuvre utile, il s’enfonce dans la gadoue.
On attendait de lui qu’il puisse élever le niveau du débat sur la mairie de Libreville, qui l’intéresse tant, au point d’en faire une fixation, comme d’ailleurs de nombreux ́autres compatriotes en font un exutoire psychologique et un enjeu national, Moukouama l’a plutôt ramené plus bas que terre.
Le tribalisme en bandoulière, il a lui aussi rebondi dans la médiocrité avec un reportage indigne d’un journaliste professionnel qu’il n’est d’ailleurs pas. Cash!
Pour avoir été en immersion pendant très longtemps dans le monde de la presse et des médias, on a cru qu’il en avait retenu les codes et les leçons. Que Nenni! MOUK est la confirmation même du dicton selon lequel le bout de bois ne deviendra jamais caïman, parce qu’il est resté longtemps dans l’eau.
On a cru à tort que Cash pourrait proposer sur les réseaux sociaux autre chose de plus digeste qu’un Otsetse, on s’est trompé sur toute la ligne. Il fait pire que tous les activistes incultes réunis.
Le journaliste a quelque chose avoir avec le chasseur qui a provoqué un accident en ignorant que son fusil était chargé. Un reportage peut avoir des conséquences dramatiques, ruiner des vies entières. Moukouama le sait-il?
De ce constat découlent trois règles fondamentales du journalisme: la rigueur dans la collecte de l’information, l’impartialité dans son traitement et le souci d’équilibrer l’information qui induit le respect de la vie privée et de la dignité d’autrui.
Le journaliste ne doit pas insulter, mentir ridiculiser. se moquer. Il doit informer juste et vrai. Comment un journaliste, qui rend compte de la détresse et de la souffrance humaines, de la misère, des difficultés de la vie au quotidien, peut-il devenir sadique au point de tenir des propos ou d’improviser des reportages dont il sait pertinemment qu’ils peuvent causer du tort et ruiner des vies?
Le journaliste n’affiche pas la suffisance et l’arrogance comme Moukouama, il est l’humilité faite homme.
́Le journaliste n’est pas un omniscient, un monsieur « je sais tout » .
Pour informer, il faut être informé. C’est pour cela que le journaliste est formé aux techniques de collecte de l’information et d’investigation.
On ne peut se contenter de dénoncer à tout-va. Il faut chercher ce pourquoi ce que l’on dénonce existe. Or, pour informer juste et vrai, il faut faire le tour de la question, comprendre les tenants et les aboutissants du problème que l’on dénonce.
Pour cela disposer de toutes les versions y compris de celle de la partie incriminée. S’il l’avait fait, Moukouama aurait compris que la mairie de Libreville ne peut installer des toilettes publiques, en pleine période de stress hydrique. Si cela avait été le cas, il aurait été le premier à sauter sur l’occasion pour dénoncer l’insalubrité des lieux d’aisance.
Dans cette affaire, Moukouama Cash n’a pas eu une démarche journalistique. Il a ignoré la version de la mairie parce que son objectif était de nuire et non d’informer.
On peut excuser Moukouama d’ignorer ce que veut dire équilibrer l’information parce qu’à la base il n’est pas journaliste. Sinon, après une si longue collaboration avec la presse et les médias, il ne commettant pas certaines fautes professionnelles élémentaires.
Si Moukouama les fait encore c’est qu’il n’a rien retenu. Il reproduit maintenant en solitaire, les mêmes erreurs et bêtises qui avaient conduit au retrait, des antennes de la télévision nationale, de l’émission Plurielle » qui l’a révélé au grand public.
Cette émission, qu’il co-animait sur Gabon 1ère, avec deux de ses collègues, avait repoussé les frontières du journalisme pour embrasser l’indécence.
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