AD – Libreville (Gabon) – Par Mozaya Madiba : Trois mots reviennent comme un leitmotiv dans la déclaration politique de l’Union Pour la République (UPR) publiée ce mois : réformes, responsabilité, engagement. Réunis après l’allocution du Président Brice Clotaire Oligui Nguema devant le Congrès le 15 juin 2026, les cadres de l’UPR ont choisi de transformer le discours présidentiel en feuille de route militante.
Le parti, membre de la majorité présidentielle, salue d’abord « la hauteur de vue, la lucidité et le courage politique » du Chef de l’État. Pour l’UPR, cette adresse marque « une étape importante dans la consolidation de la Cinquième République ». Une République plus exigeante, plus responsable, davantage tournée vers l’efficacité.
Du droit au devoir : voter
Premier chantier pointé par l’UPR : le renforcement du devoir civique de vote. Fini l’abstention banalisée. Pour le parti, « la démocratie ne peut prospérer durablement lorsque l’exercice du suffrage est considéré comme une simple option individuelle ».
Voter reste un droit fondamental. Mais c’est aussi une responsabilité. « Dans une République moderne, chaque citoyen doit prendre part à la construction du destin collectif ». L’objectif affiché : des consultations plus participatives pour des institutions plus légitimes.
Des partis utiles, pas juste nombreux
Deuxième pilier : l’assainissement du paysage politique. L’UPR approuve pleinement la position présidentielle sur le respect strict de la loi relative aux partis politiques.
« La vitalité démocratique ne se mesure pas au nombre de formations politiques existantes, mais à leur représentativité réelle, à leur capacité d’encadrement des citoyens ». Traduction : moins de partis-étiquettes, plus de partis enracinés, structurés, porteurs de projets. Un appel à la maturité démocratique.
L’État qui tient ses promesses
Sur le terrain social, l’UPR se félicite des « avancées enregistrées dans le règlement progressif des rappels des soldes et autres situations administratives ». Même satisfaction pour l’apurement de la dette due aux épargnants de la Poste SA.
« Cette démarche traduit la volonté du Chef de l’État de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions publiques ». Un État qui paie ses dettes, c’est un État qui crédibilise son action.
Même logique de redevabilité avec l’audit engagé à la CNAMGS. Pour l’UPR, « la bonne gouvernance ne doit souffrir d’aucune exception. Chaque franc mobilisé au nom des Gabonais doit être utilisé conformément à sa destination ». Transparence et rigueur deviennent la norme.
Eau, électricité, jeunesse : l’exigence
Le parti accueille aussi favorablement les réformes structurelles annoncées pour la SEEG. L’eau et l’électricité sont des « priorités nationales ». Les Gabonais attendent des services « performants, continus et adaptés ». Les réformes doivent préparer les infrastructures du Gabon de demain.
Dernier point, et pas des moindres : le message adressé à la jeunesse entreprenante. Quand l’État mobilise plus de 20 milliards FCFA pour l’accompagnement, il est « en droit d’attendre en retour de l’engagement, de la rigueur, du sérieux et des résultats ».
L’UPR le martèle : ce n’est pas une critique de la jeunesse. « C’est un appel à l’excellence, au mérite, à l’innovation et à la responsabilité ». La jeunesse doit être « l’une des principales forces de sa transformation ».
« Ensemble, poursuivons la construction »
En conclusion, l’UPR reprend à son compte la formule présidentielle : « Le temps des réformes est venu. Le temps de la responsabilité est venu. Le temps de l’engagement républicain est venu ».
Le parti appelle toutes les forces vives : partis, société civile, jeunesse, femmes, travailleurs, entrepreneurs, collectivités locales. Objectif : bâtir « un Gabon uni, prospère, juste et résolument tourné vers l’avenir ».
Pour Jeff Gaël Apanga, Vice-Président Porte-parole de l’UPR et leader politique du 3ᵉ arrondissement de Libreville, le message est clair : « Une Nation progresse lorsque les institutions sont fortes, lorsque les citoyens assument leurs responsabilités et lorsque les réformes sont menées avec courage ».
La déclaration est signée. Le soutien est total. Reste maintenant à transformer les mots en actes, sur le terrain.
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