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GABON/RÉGIES FINANCIÈRES : Immersion dans un véritable capharnaüm [ tribune libre d’un anonyme ]

AD – Libreville (Gabon): Ci-dessous une tribune libre, initialement attribuée sur les réseaux sociaux à des cadres d’une administration collectrice, avant que ces derniers démentent l’avoir écrite.

 

Alors que notre pays vit, depuis le 30 août 2023, une période cruciale de son histoire où un vent de renouveau souffle, nous avons tous assisté éberlué, jeudi 14 septembre 2023 à l’esplanade du Ministère des Comptes Publics, à une Assemblée générale organisée par des Administrations dites des Régies financières et administrations assimilées.

À l’heure où le Gabon tend à refonder les institutions de la République, les plus hautes autorités gagneraient à mettre de l’ordre dans la détermination de qui est véritablement Régie financière dans notre pays afin de finir avec ce mélange de genre qui n’est pas de nature à faciliter la compréhension des problèmes qui minent sérieusement les véritables administrations des Régies financières.

Au cours de cette Assemblée générale, les responsables de ces mouvements syndicaux ont donné un ultimatum au Gouvernement quant à la satisfaction de leurs revendications. Nous nous sommes particulièrement intéressés à celle portant sur la régularisation de la Prime à la Performance Budgétaire (PPB) des mois de juillet et d’août 2023.

La mémoire collective ne peut oublier qu’après la promulgation des décrets nº00428 et 00429 du 24 décembre 2020, la Fédération des Collecteurs des Régies Financières (FECOREFI) l’avait dénoncé en faisant la démonstration que ceux-ci portaient les germes de leur propre destruction et par conséquent de la désarticulation du bon fonctionnement de la chaine de collecte des recettes publiques.

Pour faire face à cette situation qui démobilisait les mamelles de l’État, d’autres dispositions abrogeant le 00428 et modifiant certaines dispositions du 00429 ont été consigné et signé dans le décret nº 0160/PR/PM du 30 juin 2022. Mais là encore se pose un sérieux problème reposant sur les sources de financement de cette Prime à la Performance Budgétaire (PPB). L’enquête menée par nos soins révèle que « le problème de la PPB est bien plus profond car, autre les sources de financement, il faut nécessairement régler le problème à la racine et poser un diagnostic franc et sincère du rôle joué par chaque administration. »

Lorsque nous parcourons ce décret nous constatons que chaque Administration collectrice doit contribuer dans ce pot commun afin de garantir le paiement de la PPB. Certaines niches clairement identifiées et répertoriées par administration en sont la base. Mais certaines administrations ne semblent pas jouer franc jeu au détriment d’autres, mettant ainsi en difficulté le pot commun qui était censé être la matérialisation de l’effort commun des Administrations collectrices.

Des facsimilés publiés par notre confrère Échos du Nord confidentiel Hors-Série nº51 dans sa parution du 15 septembre 2023 montre que la Direction Générale des Hydrocarbures ne joue pas franc jeu avec les autres collecteurs en ne reversant pas la quote-part du Fonds de soutien des Hydrocarbures et du Fonds d’équipement des Hydrocarbures mieux l’arrêté nº000008/MPG fixant les modalités de répartition du produit des pénalités sur les audits pétroliers au sein de la Direction Générales des Hydrocarbures vient enfoncer complètement le clou du déséquilibre du pot commun en contrariant fondamentalement les objectifs de l’enveloppe à payer pour la Prime à la Performance Budgétaire (PPB), en ce que les niches censés être reversée dans le pot commun par les Hydrocarbures ne le sont pas.

Ce qui nous amène à nous poser la question de savoir si toutes les recettes publiques rentrent-elles réellement dans la caisse de l’État qu’est le Trésor Public ?

Un véritable capharnaüm qui mérite que les autorités actuelles y jettent une attention très particulière pour rétablir les équilibres financiers et assurer une chaîne de collecte des recettes publiques conforme aux aspirations d’efficience et de premier contributeur dans la mise en œuvre des visions de développement de notre pays que caresse les autorités de la Transition.

Le problème du paiement de la Prime à la Performance Budgétaire (PPB) demeure donc entier car, même au maximum de leur performance les seules recettes accidentelles conjuguées avec la mauvaise foi de certaines administrations ne peuvent assurer l’enveloppe à payer. Raison pour laquelle, des Partenaires sociaux soucieux d’assurer une collecte optimale des ressources nécessaires au budget de l’État ne ménageront aucun effort pour privilégier un dialogue franc et sincère porté sur des préconisations réalistes gage d’une sérénité de fonctionnement des Administrations collectrices.

Tel est l’essor vers la félicité tant souhaité de tous nos vœux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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